Quand tout a basculé : le choc du tremblement de terre
Il est 6h20 heures lorsque la première secousse se fait sentir au centre du Myanmar (ex-Birmanie), dans la région de Sagaing.
« J’étais à l’hôtel. Je venais de m’asseoir pour commencer à travailler lorsque les secousses ont commencé. Ça n’a fait qu’empirer au fil des secondes. C’était terrible. Je ne pouvais même pas tenir debout. Je me roulais sur le sol, ballottée d’un côté à l’autre [de la pièce]. J’ai cru que j’allais mourir. Puis le séisme s’est arrêté.
Nous avons dévalé les six étages de l’hôtel pour rejoindre la sortie de secours. Devant l’hôtel, tout le monde paniquait. Trois ou quatre minutes après, une autre secousse a frappé. Un immeuble de deux étages s’est effondré sous nos yeux. Les gens étaient impuissants. Je me suis dit : « Si cet hôtel s’effondre aussi, je suis morte. » Je me suis donc enfuie de l’hôtel et je suis restée au milieu de la rue.
Je suis restée là longtemps, en pensant que j’allais mourir tout le temps. C’était tellement horrible et traumatisant. »
« J’ai vu des motos lancées en l'air, des voitures éparpillées, des gens projetés, des bâtiments s'effondrer. C’était comme dans un film et c’était tellement choquant. Quand j'y pense, j'ai encore peur. »
Une membre de l’équipe CARE au Myanmar (ex-Birmanie)


Les jours d’après : le traumatisme psychologique des populations
« Lorsque cela s’est produit, de nombreuses personnes étaient à l’intérieur de leur maison. Beaucoup ont été tuées sous l’effondrement d’immeubles, portées disparues ou encore blessées. »
Pour nos équipes comme pour des milliers de personnes, les heures et les jours qui ont suivi le drame ont été marqués par la panique et la recherche d’un lieu sûr.
« Les répliques du séisme ont continué, de jour comme de nuit. Et je ne me sentais pas du tout en sécurité en vivant à Mandalay [deuxième zone la plus touchée par le séisme]. Je vais déménager à Pyin Oo Lwin, qui se trouve à une heure et demie de route de Mandalay et qui est moins touchée par les tremblements de terre.
J’essaie de guérir mes chocs mentaux et physiques, avec les membres de ma famille. »
« C’était la pire expérience de tremblement de terre jamais vécue par les populations ici. Personne n’était préparé. »
Une membre de l’équipe CARE au Myanmar (ex-Birmanie)


Une catastrophe pour un pays déjà en proie à une grave crise humanitaire
Avant le séisme, le Myanmar (ex-Birmanie) était déjà touchée une grave crise. Environ 20 millions de personnes, soit 1 tiers de la population du pays, avaient besoin d’aide humanitaire. Aujourd’hui, le système de santé et l’ensemble du pays sont dévastés par cette nouvelle catastrophe. Les populations ont besoin de tout : d’eau, de nourriture, d’abris, d’accès aux soins de santé….
« La plupart des blessés ont été transportés à l’hôpital général de Mandalay, mais même là-bas, le système était débordé. Le Myanmar (ex-Birmanie) dispose de ressources très limitées et n’était pas équipé pour faire face à l’impact dévastateur d’un tremblement de terre de cette ampleur. »
CARE a commencé à apporter une aide d’urgence aux populations frappées par cette catastrophe.
« Cette crise a laissé d'innombrables personnes dans le besoin. Aujourd'hui, plus que jamais, le Myanmar a besoin de solidarité et de soutien. »
Une membre de l’équipe CARE au Myanmar (ex-Birmanie)
L'action de CARE dans les urgences humanitaires
Dans plus de 100 pays, l’ONG CARE peut se déployer rapidement pour aider les populations qui en ont le plus besoin. Grâce à nos équipes nationales et nos partenaires locaux, notre association est en première ligne pour répondre aux urgences humanitaires causées par des catastrophes naturelles, des conflits armés, ou encore des épidémies.
Lorsqu’une crise humanitaire survient, nous nous mobilisons dès les première heures pour :
- Apporter une aide humanitaire d’urgence aux populations : distributions de matériel de première nécessité (nourriture, matelas, tentes, couvertures, kits d’hygiène).
- Soutenir les femmes, premières victimes des crises humanitaires : lutter contre les violences sexuelles et pour leur sécurité, accès aux soins de santé, notamment maternelle.
- Soutenir les populations impactées à long terme et les aider à reconstruire leur vie : retour à l’école pour les enfants, soutien à l’entreprenariat, notamment féminin, à l’agriculture …
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